Accompagner une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est un chemin souvent rempli de doutes. On veut bien faire mais on se sent parfois démuni surtout face à des situations répétitives ou déroutantes.
Avec le temps, on comprend que ce n’est pas une question de “bien faire” ou “mal faire” mais plutôt d’adapter sa manière de communiquer et d’être présent.
Voici 7 erreurs fréquentes que font les aidants et surtout des alternatives simples et bienveillantes à essayer au quotidien :
1. Vouloir absolument ramener à la réalité
Quand une personne dit : « Je dois aller chercher mon enfant à l’école ». Le réflexe est souvent de répondre : mais non, vos enfants sont grands . Pourtant, cela peut créer de l’angoisse ou de l’incompréhension.
✔️ À essayer plutôt : "Oui, c'est important pour vous, on va s'en occuper tranquillement" ou bien "Vous y pensez beaucoup aujourd'hui".
Pourquoi ? Parce que la personne exprime une émotion, pas une réalité. L’important est de rassurer, pas de corriger.
2. Poser trop de questions
❌ « Tu te souviens ? ». ❌ « Qui est cette personne ? ». Ces questions mettent souvent en échec.
✔️ À la place : Donner l’information directement : « C’est ta sœur Marie ». Parler simplement, sans tester.
Pourquoi ? Cela évite de mettre la personne en difficulté et préserve son estime.
3. Aller trop vite
Dans notre rythme quotidien, on a tendance à accélérer : ❌ Finir ses phrases. ❌ Faire à sa place trop rapidement
✔️ À essayer : Laisser du temps. Observer plutôt qu’intervenir immédiatement.
Pourquoi ? La personne peut encore faire beaucoup de choses, juste plus lentement.
4. Corriger ou contredire
❌ « Non, tu te trompes ». ❌ « Ce n’est pas comme ça »
✔️ À essayer : « Ah oui ? raconte-moi… ». « D’accord »
Pourquoi ? La contradiction peut provoquer agitation ou repli.
5. Parler comme à un enfant
Même avec de bonnes intentions, cela peut être vécu comme une perte de dignité.
✔️ À garder en tête : utiliser un ton respectueux, employer un vocabulaire adulte, simple mais pas infantilisant.
Pourquoi ? La personne reste un adulte avec son histoire et son identité.
6. Vouloir tout faire parfaitement
Beaucoup d’aidants culpabilisent : Je n’ai pas été assez patient(e), j’ai mal réagi.
✔️ À retenir : il n’existe pas de solution parfaite, chaque situation est différente.
Pourquoi ? Vous faites déjà beaucoup, l’essentiel est dans l’intention et la présence.
7. Oublier ses propres limites
On veut aider mais on s’oublie parfois complètement.
✔️ Important : S’accorder des moments de pause et demander de l’aide si nécessaire.
Pourquoi ? Un aidant épuisé ne peut pas accompagner sereinement.
En résumé
Accompagner une personne atteinte d’Alzheimer, c’est souvent : s’adapter plus que corriger, rassurer plus qu’expliquer, être présent plus que parfait. Chaque petit ajustement peut faire une grande différence au quotidien.
💛Un petit mot pour vous, aidant
Si parfois vous doutez, si vous avez l’impression de ne pas toujours bien faire, cela est normal. Vous êtes en train d’apprendre, chaque jour, de nouvelles situations complexes mais rien que votre présence, votre douceur, compte déjà énormément.
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